Concours du GELAHN 2002
Elèves de terminales et des classes post baccalauréat

CORRIGE DE LA VERSION LATINE 

Les Vikings envahissent Fécamp

Beaucoup de jours s’étant écoulés depuis la mort de B. Vaning, les païens de la Seine envahissent les provinces inférieures des Gaules. Détruisant les villes avec sauvagerie, renversant les places fortes, ravageant les villages et les bourgs, ils emportèrent et saccagèrent les dépouilles de beaucoup de populations massacrées ou mises en fuite et les richesses qu’elles avaient amassées. 
Le  tourbillon d’une sauvagerie extrême de cet ouragan s’abat sur  l’église de Fécamp et s’en empare : des vierges saintes, aux nombreux mérites, sont chassées et mises en fuite. Oh douleur ! Les merveilles d’un sanctuaire d’un si grand renom sont brûlées, les murs porteurs (1) sont déchaussés et les fondations mêmes du temple sont arrachées à leurs emplacements secrets et mises en pièces. Beaucoup de vierges saintes, qu’un amour excessif pour le temple glorieux avait retenues, sous les coups du glaive ennemi,  s’effondrèrent au pied même de l’autel sacré et dans l’effusion de leur sang, elles ralentirent en vain la violence des pillards et en la ralentissant elles travaillèrent à l’éteindre. Bref, sous la puissance des flammes, le temple sacré est brûlé, les édifices adjacents au temple sacré sont anéantis et seules les ruines qui demeurent attestent la présence antérieure d’ouvrages fastueux.
O divine patience ! O admirable grandeur de cette patience ! O Dieu tout-puissant ! En rançon de leurs propres fautes, que toutes les provinces des Gaules soient ravagées par une barbarie insensée, mais que du moins la demeure de ta grandeur, portant la marque d’un privilège insigne, soit préservée, sauvegardée ! Par la destruction de ton temple, quel but poursuis-tu ? Corriges-tu la faute, exerces-tu ta  patience, punis-tu  l’horreur d’infamies cachées ? - Nous l’ignorons complètement. Mais que la confusion s’empara du saint lieu, qu’il fut rendu aux buissons épineux, qu’il tomba dans un abandon qui persista jusqu’aux temps de Guillaume II, duc de Normandie, cela nous l’avons appris et nous le savons. 

Jean-Louis GOURDAIN.

(1) J’emprunte cette traduction de directi parietes à l’un des candidats.


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