Propositions faites au ministère lors de l’audience du vendredi 4 juin 2004
par les associations initiatrices de l’Appel pour le latin et le grec
(plus de 66.000 signatures)
 
A.G.B, A.P.F.L.A.-Prépa, A.P.L., A.P.L.A.E.S, ASSOCIATION POUR L’ENCOURAGEMENT DES ÉTUDES GRECQUES EN FRANCE, C.N.A.R.E.L.A., SAUVER LES LETTRES, S.E.L
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I) MESURES CONSERVATOIRES immédiates pour la rentrée 2004, sous forme de circulaire ministérielle aux recteurs et aux inspecteurs d'académie.
 
A. Au collège
Le latin et le grec seront offerts à tous les élèves qui le souhaitent , sans sélection d'aucune sorte :
1.       le latin en 5ème et en 4ème, sans quota ni pourcentage de la totalité des effectifs du niveau concerné, ni interdiction dans les classes CHAM (classes à horaire aménagé » de musique et de danse, cf http://www.education.gouv.fr/bo/2002/31/default.htm) ou dans les classes « bilangues » à deux LV1.
2.       le grec en 3ème avec la totalité de l’horaire officiel (3 heures hebdomadaires), sans concurrence avec le latin.
 
B. Au lycée
1.       Tous les établissements (ZEP et autres) qui avaient annoncé la fermeture des sections de latin et de grec sont priés de faire savoir que ces sections sont maintenues.
2.       Les  regroupements de niveaux différents (Seconde, 1ère et Terminale) sur un même horaire et/ou la diminution d'horaire (2 heures au lieu des 3 heures réglementaires) sont interdits.
3.       Le latin et le grec doivent être offerts en seconde et dans les trois séries générales de 1ère et Terminale
4.       La dotation horaire globale de ces établissements pour l’année 2004/2005 sera augmentée en conséquence.
 
II) Mesures à moyen terme : dès la rentrée 2004.
 
A. Au lycée
La comptabilisation exacte des élèves latinistes et hellénistes de seconde sur les listes informatisées d’affectation en lycée,  se fera par l’inscription systématique dès la rentrée 2004 du latin et/ou du grec au nombre des options de détermination : l’administration  pourra ainsi enregistrer le nombre exact d’élèves étudiant une langue ancienne
 
B. En hypokhâgne
La langue ancienne épreuve obligatoire au concours de l’ENS Ulm doit appartenir au tronc commun des matières enseignées dans une hypokhâgne définie comme « indifférenciée », créée par l’arrêté du 27 juin 1995 pour permettre aux candidats de se préparer simultanément aux deux concours de l’ENS Ulm et de l’ENS Lyon.
 
C. Aux concours de recrutement
1.       Réviser la diminution des postes aux concours du CAPES et de l'Agrégation de lettres classiques.
2.       Maintenir le CAPES de lettres classiques distinct du CAPES de lettres modernes et maintenir l’agrégation de grammaire ; l’ouverture aux discussions est réaffirmée, mais les propositions devront remonter dans la transparence..
 
 
D. Dans les IUFM
Organisation dans tous les IUFM d'une formation effective des professeurs de Lettres Classiques en latin et en grec, et des professeurs de Lettres Modernes option latin (actuellement les stagiaires de Lettres Classiques disposent de 3 journées au mieux de formation).
 
E. Formation continue
La formation en langues anciennes doit être pédagogique et disciplinaire (en relation avec l'université) et les stages en langues anciennes ne doivent pas être systématiquement écartés au nom du manque de crédits.
 
 
III) Mesures à long terme année septembre 2004-décembre 2004
 
A.     Au collège et au lycée :
1.       Le calcul des heures de latin et de grec devra  se faire dorénavant hors dotation horaire globale (DHG), sur des plages horaires incompressibles accordées à tous les collèges et les lycées généraux en fonction des horaires officiels nationaux fixés par les B.O., sans déréglementations locale, académique ou régionale.
 
2.       Les lycées offrant de commencer une langue ancienne en seconde (sections de grands débutants) recevront dans les mêmes conditions un complément de dotation horaire hors DHG
 
B.     Travaux de réflexion :
 
1.      Ouverture des TABLES RONDES promises à la CNARELA le 4 mars 2004 par le ministère
2.      Reconnaissance des partenaires qu'elle a désignés dans sa lettre adressée au ministre le 20 mars 2004.
3.      Mise au point d’un CALENDRIER des tables rondes pour une définition précise de la place des langues anciennes du collège à l'université, avec les demandes suivantes :
 
Au collège :
-          Suppression du projet d’arrêté relatif à l’organisation des enseignements de la classe de troisième pour la rentrée 2005
-          Maintien du latin et du grec en plus de la LV2
-          Recentrage sur les disciplines fondamentales (suppression des IDD)
 
Au lycée :
Dans le cadre de la Loi d'orientation :
-          définition de la place des langues anciennes dans les sections scientifiques, économiques, littéraire et européennes,
-          examen de la pertinence et de la hiérarchie des options de seconde
-          recentrage sur les disciplines fondamentales (reconsidérer les TPE et l'ECJS)
 
Au collège comme au lycée:
-          Engager une réflexion sur l'articulation des enseignements littéraires (grec, latin, français), en ce qui concerne la pédagogie, les programmes et l'organisation des cours.
 
A l'université et dans les classes préparatoires littéraires et économiques :
-          Place des langues anciennes dans les cursus littéraires et de sciences humaines
-          Réforme des concours

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